La génération de la Macédoine

La génération de la Macédoine

Il y a deux semaines, dans tous les établissements scolaires du pays, on a fêté la révolte de l’École polytechnique en 1974. En ce jour, on célébrait le soulèvement du mouvement étudiant qui appelait à résister pour le rétablissement de la démocratie et de la souveraineté populaire. Aujourd’hui, dans tout le pays, se développe un mouvement similaire de lycéens qui défend la grécité de la Macédoine et dénonce l’intolérable accord de Prespes.  Les lycéens ont abandonné leur confort, sont sortis dans la rue et ont décidé  de parler et de s’affirmer.  Jusqu’ici leurs aînés pensaient qu’ils manquaient de véritable conscience politique et que l’on pourrait les orienter politiquement, voire les manipuler. Ils se sont grandement trompés car ces jeunes  montrent qu’ils ont leur personnalité  et leur manière personnelle de penser. Certains ont prétendu qu’ « ils sont manipulés ». Dites moi s’il vous plaît, quel parent peut prétendre faire faire ce qu’il veut à son enfant surtout quand il est adolescent ? Combien serait-il difficile de convaincre les 300 adolescents d’un établissement scolaire  de s’engager dans une action de ce type. Et si cela était possible, j’aimerais qu’on m’explique qui sont ceux qui ont poussé les étudiants à occuper l’École polytechnique. Si les étudiants peuvent se révolter, les élèves le peuvent aussi !

Enfin, je n’ai jamais aimé les étiquettes pour maintenant accepter les étiquettes risibles que certains ont attribuées à ces  enfants en les caractérisant de fascistes ou de nationalistes. Il s’agit tout simplement  d’agissements qui témoignent du degré  de décomposition d’un certain discours politique et combien sont « petits » ceux qui leur sont asservis.

Plus vous attaquerez les adolescents, plus ils seront unis, forts et combatifs. Il est peut être arrivé le moment  d’ entendre les voix pures et sincères des jeunes générations, des lycéens car l’avenir du pays appartient à ces enfants et à ce titre, ils ont le droit d’exprimer leurs convictions sur le devenir du pays qui est aussi le leur.

Hector Ikios